La vie du Mage Du Kremlin
Sortie : 21 janvier 2026
Durée : 2h16
Réalisation : Olivier Assayas
Avec : Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander
AlloCiné :
Presse : ⭐ 3,6/5
Spectateurs : ⭐ 3,5/5
Synopsis
Dans la Russie post-soviétique des années 1990, Vadim Baranov, un jeune homme devenu conseiller politique, se retrouve au cœur du pouvoir russe. Au fil de son ascension, il participe à la construction de l'image et de la stratégie de Vladimir Poutine, jusqu'à devenir l'un des rouages d'un système politique dont les conséquences dépassent largement les frontières du pays.

Un début qui met à l'épreuve la patience
Je vais être honnête : la première partie du Mage du Kremlin m'a assez peu convaincu.
Le film prend son temps, parfois beaucoup trop à mon goût. Le rythme est mou, l'histoire peine à véritablement captiver et j'ai eu du mal à entrer dedans. Avec une durée de 2h16, ce démarrage assez laborieux ne facilite clairement pas les choses.
Il faut donc s'accrocher avant de commencer à réellement apprécier ce que le film a à proposer.
Heureusement, la suite se révèle nettement plus intéressante.
Jude Law change la donne
Et puis Jude Law arrive. Et là, le film devient vraiment captivant.
Son interprétation apporte une nouvelle dynamique à l'ensemble. L'acteur est excellent et parvient à donner une vraie présence à son personnage. Dès son arrivée, j'ai beaucoup plus accroché à l'histoire et j'ai enfin eu le sentiment que le film trouvait son rythme.
C'est assez frappant de constater à quel point une interprétation peut transformer notre perception d'un long-métrage. Là où je peinais à m'intéresser à ce qui se déroulait à l'écran, je me suis retrouvé bien plus impliqué.
Jude Law est clairement l'un des grands atouts du film.

Une réalisation sobre, à l'image de son époque
Du côté de la réalisation, Olivier Assayas opte pour une approche relativement sobre.
Le style du film s'accorde bien avec l'époque qu'il dépeint. La mise en scène ne cherche pas constamment à impressionner et privilégie une approche qui correspond au contexte historique et politique de l'histoire.
Ce choix fonctionne plutôt bien et donne au film une certaine cohérence.
On est loin d'une réalisation particulièrement démonstrative, mais ce n'est pas nécessairement un défaut. Le problème vient davantage du rythme de la première partie que de la sobriété générale de la mise en scène.
Des transitions qui interrogent
Un autre élément m'a cependant interpellé : les transitions sous forme de cartons-titres.
Leur utilisation m'a paru assez étrange dans ce film. Elles viennent ponctuer le récit d'une manière qui m'a parfois sorti de l'histoire, sans que je sois totalement convaincu par leur intérêt.
Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais c'est un choix stylistique auquel j'ai eu du mal à m'habituer.

Une conclusion sans grande surprise
Malheureusement, la fin n'a pas réussi à me convaincre davantage.
Elle m'a semblé terriblement attendue. Après un récit qui finit par devenir captivant, j'aurais aimé être davantage surpris par la manière dont les choses se concluent.
Cette prévisibilité laisse un goût un peu amer, d'autant que le film avait réussi à retrouver mon intérêt après un démarrage compliqué.
Verdict
Le Mage du Kremlin est un film qui m'a laissé un sentiment assez partagé.
D'un côté, une première partie molle et ennuyante, des transitions étranges et une conclusion que j'ai trouvée trop prévisible. De l'autre, une réalisation sobre et cohérente avec l'époque racontée, ainsi qu'un Jude Law particulièrement convaincant, qui donne au film une tout autre dimension dès son arrivée.
Le film finit par devenir captivant, mais il faut d'abord réussir à s'accrocher.
Au final, je retiens un long-métrage globalement intéressant, qui possède de vraies qualités, mais dont le rythme inégal et la fin trop attendue m'empêchent de l'apprécier pleinement.
⭐ Ma note : 2,5/5
A la semaine prochaine !






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